Escape from life English
Seuls au monde sur la piste
Seuls au monde sur la piste
Jour9

Grotte de glace, gaufre et amortisseur

Distance
167 km
Pistes
F902
Météo
5–12 °C, couvert
Nuit
Drekaskáli

Réveil difficile ce matin. Le vent a soufflé toute la nuit, et autant dire qu’il ne nous a pas vraiment bercés ! Mais on finit quand même par sortir du lit : café, petit-déjeuner et c’est reparti.

Premier objectif de la journée : terminer la piste jusqu’à la grotte de glace du Vatnajökull, le plus grand glacier d’Islande.

1F902 7 h 41

Olivier a bien compris les indications. Enfin… c’est ce qu’il pense.

On arrive sur un parking et, après une mesure extrêmement précise réalisée au « poucomètre », l’arrivée au glacier semble être à environ 600 mètres. Parfait ! Une petite balade matinale.

Sauf que… 3,1 km plus tard, nous retrouvons Big Ben avec beaucoup, beaucoup de plaisir, mais sans avoir vu la moindre grotte de glace.

Verdict : ce n’était encore une fois pas le bon parking !

Photo du jour
Photo du jour
Photo du jour

La balade matinale de 3,1 km

2F902 10 h 16

Allez, on remonte dans le Def et on reprend la piste. Cette fois, on finit par arriver au bon endroit et la grotte de glace est enfin là, devant nous.

L’été étant passé par là, la fonte du glacier a fait monter la rivière. Le niveau de l’eau est malheureusement trop haut pour pouvoir passer sous la grotte et faire LA photo que nous avions imaginée.

Pas grave. On fait quand même nos photos, le drone est de sortie, on profite du spectacle et on repart. Le Vatnajökull reste absolument magnifique et rien que le décor vaut le déplacement.

La grotte de glace, enfin
La grotte de glace, enfin
Big Ben reprend la piste
Big Ben reprend la piste

3F902 11 h 44

Nous revenons ensuite sur nos pas jusqu’au refuge où nous avons passé la nuit afin de remplir les cuves d’eau de Big Ben. Et pendant ce temps-là, Olivier se tape tranquillement la discute avec un Allemand.

Pas de stress, pas d’urgence. Il fait froid, le vent souffle toujours, mais l’ambiance est tellement sereine et le cadre tellement incroyable qu’on profite simplement du moment. C’est sauvage, immense, silencieux…

Sauvage, immense, silencieux
Sauvage, immense, silencieux
Et c’est reparti pour des kilomètres
Et c’est reparti pour des kilomètres

5Upptyppingar 12 h 07

Puis il faut quand même reprendre la route. F902 puis F910, direction Askja !

Encore de la piste, encore des kilomètres au milieu de paysages lunaires (167 km sur l’ensemble de la journée) et toujours cette sensation incroyable d’être seuls au monde.

6F902 12 h 44

Pause au milieu des paysages lunaires
Pause au milieu des paysages lunaires

8Dreki 13 h 49

Il est déjà 14 h quand on décide enfin de manger. Déjeuner express : sandwich et quelques œufs durs. Les prots, c’est la vie !

Et ensuite vient un moment absolument indispensable à toute expédition islandaise digne de ce nom : LA GAUFRE D’ASKJA !

Le refuge en prépare toute la journée pour les voyageurs de passage. Et franchement, ça fait plaisir ! Parce qu’en Islande, ils ne sont quand même pas très portés sur le sucré… et puis il faut bien le dire : les voyages, ça donne faim !

Une fois la gaufre engloutie, on se pose un peu, puis direction Drekagil, juste à côté du refuge, pour une première petite randonnée dans cette gorge rocheuse complètement encaissée au milieu de ce décor volcanique. Courte, mais vraiment sympa.

Puis on enchaîne : Nautagil, 5 km. Nous voilà repartis. Sauf qu’à environ mi-chemin, les choses se compliquent un peu. Le vertige commence à sérieusement se faire sentir. Là, pas question de jouer aux aventuriers : dans un environnement pareil, il faut savoir écouter les signaux.

Nautagil ne sera donc pas terminée aujourd’hui. Et ce n’est franchement pas grave. Les montagnes seront toujours là et nous préférons largement rentrer tranquillement plutôt que transformer une jolie randonnée en galère.

Retour à Big Ben, bien contents de retrouver notre maison sur roues. On décide donc de rester ici pour la nuit.

Mais il fallait bien une dernière petite surprise pour terminer la journée : on remarque un problème sur l’un des amortisseurs du Defender. Et là, forcément, ça nous plaît beaucoup moins. Nous sommes à Askja, au beau milieu des Highlands islandais, entourés de pistes. Ce n’est clairement pas l’endroit idéal pour découvrir un problème mécanique.

Olivier part donc voir le ranger du parc pour lui demander conseil et faire un premier point sur la situation. Le ranger nous donne un numéro : affaire à suivre.

Parce que le programme prévoyait normalement de retourner voir Víti, l’un de nos endroits préférés d’Islande… mais avant de penser randonnée et nouvelles pistes, priorité à Big Ben.

Dans la gorge de Drekagil
Dans la gorge de Drekagil
Photo du jour
Courte, mais vraiment sympa
Courte, mais vraiment sympa
Au milieu de ce décor volcanique
Au milieu de ce décor volcanique

NDrekaskáli nuit

Ce soir, de toute façon, on ne bouge plus. Le vent souffle toujours dehors, nous sommes posés au refuge d’Askja, les portes du Def sont fermées.

Et après les pistes, les kilomètres « surprise » du mauvais parking, la grotte de glace, Drekagil, notre tentative de Nautagil et maintenant l’amortisseur, je crois qu’on a suffisamment donné pour aujourd’hui !

Bonne nuit depuis le bout du monde.

Demain

Est un autre jour… et avec Big Ben, visiblement, une autre aventure !